Sortie de crise et déjà sortie de route. Voie de secours : la solidarité eDiTOriaUx D ’où viennent les deniers qui permettent à notre société de fonctionner ? Septante pour cent sont issus des revenus du travail, fortement taxés alors que les revenus financiers et mobiliers font eux l’objet d’une protection fiscale. Depuis la crise de 2008, il semblait qu’une meilleure régulation des mécanismes financiers serait finalement mise en place. Pourtant, le récent épisode frappant les travailleurs d’Opel à Anvers montre qu’il n’en est rien. La recherche du profit immédiat et ses conséquences sur l’accroissement du chômage et la précarité des emplois est encore de mise. Nous aurons l’occasion de nous pencher sur ces questions à l’occasion d’une nouvelle édition de Regards sur le travail organisé par Le P’tit Ciné à la Vénerie les samedi 20, dimanche 21 mars ainsi que le mardi 6 avril. De l’autre côté du monde, dans les pays du Sud où la précarité règne en maîtresse absolue, les systèmes sociaux sont condam- nés à subsister avec les marges que le remboursement de la dette à la banque mondiale leur laisse. Rien d’étonnant, dès lors, à ce que leurs infrastructures soient très vulnérables à des cataclysmes naturels tels les tremblements de terre en Haïti. Solidaire des victimes de la catastrophe, La Vénerie, qui anime depuis des années la Quinzaine de la Solidarité Internationale, accueillera, en octobre, des manifestations pour la promotion de la culture haïtienne. Déjà le monde associatif de Watermael-Boitsfort se mobilise et prévoit d’organiser une journée de sensibilisation sur les réalités de la population d’Haïti en y associant des artistes et musiciens haïtiens. Des informations plus précises vous seront communiquées par la suite. Anne Depuydt, Présidente Penser est un acte culturel C rise économique, tremblement de terre, guerre, réchauffement climatique : la culture et ses bons mots paraît bien futile au regard de ces maux terribles. Roland De BODT, dans son livre /Le cercle ouvert/, nous livre une réflexion saisissante. Laquelle me direz-vous ? La voici ! "L’idée est encore largement répandue que la vie culturelle relève du superflu. Qu’en temps de crise, l’important n’est pas là. L’important, c’est de manger ! Or, ce raisonnement est fallacieux. Pourquoi ? Parce que, dans une société capitaliste, pour manger, il faut de l’argent. Pour avoir de l’argent, il faut de l’emploi. Pour avoir de l’emploi, il faut des entreprises et des produits ou des services. Pour avoir des entreprises, il faut imaginer, inventer des modes de gestion, des types de produits ou de services. Il faut penser qu’on est capable de faire cela. Il faut l’imaginaire ouvert pour s’adapter aux réalités et aux changements. Il faut prévoir l’avenir, penser l’avenir. Et penser est un acte culturel." Pensons ensemble, ouvrons nos imaginaires ! Bienvenue à La Vénerie ! Thomas Prédour - Animateur-directeur Sommaire du no 264 Les Spectacles Ville des Mots Les Spectacles Les Conférences L'Agenda central Le Cinéma Les Ateliers Vénerie Culture enseignement Les Expositions pages 4, 5, 6 pages 7, 8 et 9 pages 10, 11,12, 13 et 14 page 15 pages 16 et 17 pages 18, 19, 20 et 21 pages 22 et 23 page 24 pages 25, 26 et 27 La Vie associative Nos partenaires pages 28, 29, 30 et 31 pages 2 et 32 068-042 ique contribution 7360-05 de La Vé de 5 e au compte • les 5 p nerie, vo rochains us avez: num • une en trée gratu éros de ce mag azine ite à Ciné-Apé ros ou Cin l'une de nos séa nces é-Famille L'extrait d s. e compte de Dexia donnera no votre adre sse exacte us . Abonne z-v Fréquen ous à ce Véne rie ! Pour la m od 3